mercoledì 15 luglio 2026

Madame de Sévigné - Lettres choisies. Ariès, Per una storia della vita privata



Potrait de Marie de Rabutin-Chantal (Rabutin Chantal), Marquise de Sevigne dite Madame de Sevigne (1626-1696), femme de lettres. Chateau de Bussy Rabutin. Peinture de Nanteuil Robert (1623-1678). Musee Carnavalet.

Madame de Sévigné (1846) Lettres choisies: Texte établi par Suard, Firmin Didot
Lettre 310, de Mme de Sévigné à Coulanges, 9 septembre 1694 - 
Lettres choisies (Sévigné), éd. 1846/Lettre 310

Mais puisque nous y sommes, parlons un peu de la cruelle et continuelle chère que l’on y fait, surtouten ce tempsci ; ce ne sont pourtant que les mêmes choses qu’on mange partout, des perdreaux, cela est commun ; mais il n’est pas commun qu’ils soient tous comme lorsqu’à* Paris chacun les approche de son nez en faisant une certaine mine, et criant : Ah, quel fumet ! sentez un peu ; nous supprimons tous ces étonnements ; ces perdreaux sont tous nourris de thym, de marjolaine, et de tout ce qui fait le parfum de nos sachets ; il n’y a point à choisir : j’en dis autant de nos cailles grasses, dont il faut que la cuisse se sépare du corps à la première semonce (elle n’y manque jamais), et des tourterelles toutes parfaites aussi. Pour les melons, les figues et les muscats, c’est une chose étrange : si nous voulions, par quelque bizarre fau- taisie, trouver un mauvais melon, nous serions obligés de le faire venir de Paris ; il ne s’en trouve point ici ; les figues blanches et sucrées, les muscats comme des grains d’ambre que l’on peut croquer, et qui vous feraient fort bien tourner la tête si vous en mangiez sans mesure, parce que c’est comme si l’on buvait à petits traits du plus exquis vin de Saint- Laurent : mon cher cousin, quelle vie !

Che ci fa qui Madame? Cerco dati sulla convivialità nei secoli. 

Francia. Drôme Provençale. Lo Chateau de Grignan e la Marquise de Sévigné

Ariès, P. (1988). Per una storia della vita privata pp. V-XVIII in Ariès P. & Duby G. La vita privata dal Rinascimento all'Illuminismo, Milano: CDE.

Quanto alla convivialità, dal XVI al XVIII secolo si assiste alla “sistemazione […] in ambienti che non appartenevano alla corte ma che erano al di sopra delle classi popolari, di gruppi di convivialità che hanno sviluppato una vera e propria cultura di piccole società consacrate alla conversazione, alla corrispondenza e alla lettura ad alta voce. […] la famiglia [ è ] assolutamente estranea a questa prima privatizzazione. […] le donne, almeno in Francia e in Italia, svolsero un ruolo importante nell’ambito di queste piccole società. Non ci si contentava di parlare, leggere, commentare letture o discutere. Ci si abbandonava a dei giochi di società (l’espressione è significativa), al canto o alla musica, alla discussione (in Inghilterra: i country parties)” (Ariès, 1988, p. XIII-XIV). 
Una di queste donne è Madame. Abraham Bosse, che metto nei commenti, è il cantore iconografico di tale convivialità.




Abraham Bosse. The Visit to the lying-in woman ( 1633 )


Abraham Bosse - Engraving - 1635 - (Bibliothèque Nationale (Paris, France)


Les Vierges folles s'entretiennent des plaisirs mondains

le vergini sagge


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